Né en 1950 à Dakar, Amadou Seck se forme d’abord en autodidacte avant d’être admis comme auditeur libre à l’École des Arts de Dakar (1965–1970), où il suit l’enseignement de Pierre Lods. Il y développe un langage singulier nourri des traditions visuelles africaines, des masques et des systèmes symboliques, mêlé à une formation académique solide.
Dans les années 1970, son œuvre s’affirme dans une « poétique du masque » inspirée des répertoires baga, dogon, sénoufo ou marka. Il expérimente des matériaux bruts (terre, charbon, pigments naturels) puis évolue vers une écriture géométrique et cubisante, également encouragée par Pierre Soulages. Cette décennie est marquée par une forte activité internationale : Grand Palais (1974), expositions personnelles à Paris, Milan, Dakar, Bonn et New York.
Les années 1980 et 1990 confirment son rayonnement avec des présentations à la galerie WORKS II (New York, 1985), à la Fondation Vasarely (1990), à la Foire de Lugano (1994), au Salon d’Automne (1994) et au musée de Saint-Maur (1997). Son œuvre, puissante et inventive, demeure l’une des voix singulières de la modernité sénégalaise.